Essentielle

Spiritualité/ Bouddhisme/Karma

Le karma est l’un des principes fondamentaux des traditions orientales. On a toujours tendance à penser qu’elle est une punition. Cependant il s’agit tout simplement de :  » Récolter ce que nous avons semé [ De bon ou de mauvais] ». En l’état actuel de l’humanité de tels concepts semblent encore un peu flou. Car certains beaucoup diront qu’ils n’ont jamais rien fait pour mériter tel ou tel sort ou encore ils se poseront la question sur ce qu’ils ont fait pour que le destin s’acharne autant contre eux. Ils oublient que le karma s’accompagne de la réincarnation.

Oui! Reincarnation. Sinon, comment répondrait-on à la question posée plus haut? Sinon, sur quoi la vie se baserait-elle pour que telle personne soit en apparence plus chanceux, plus pourvue que d’autres? Sinon, la vie serait vraiment injuste et n’aurait aucun sens; de choisir arbitrairement ou aléatoirement de placer certaines personnes dans des circonstances très pénibles d’autres dans un confort excessif ?

Evoquer la réincarnation c’est évoquer la pré-existence de l’âme ou de l’être dans son essence. Les spiritualités orientales ainsi que les courants ésotériques croient que nous étions avant notre naissance et continuons d’être après la mort de notre corps physique. Nous sommes de purs êtres immatériels qui possèdent un véhicule physique [le corps]. Nous voyageons de corps en corps avec la mémoire de nos vies antérieurs. Il est vrai que beaucoup de gens soulève la question du souvenir des vies passées comme une sorte de preuve de l’incohérence de ce principe. Les expériences ont montré qu’il est possible de s’en souvenir. Des pratiques et exercices particuliers permettent de faire remonter certaines informations sur nous-même et sur l’Univers.

Tout est enregistré dans les archives de l’Univers. Toutes les informations sur la nature, sur l’homme. En y pensant, on peut voir que c’est cette mémoire qui permet aux archéologues, géologues et autres de retracer le fil de l’histoire de la planète. Nous conservons aussi en nous la trace de tout, c’est ce qui fait que nous ayons chacun notre caractère, nos convictions. Ce sont les résultats de plusieurs vies, des leçons apprises et celles à apprendre.

Cependant, nous ne devons pas commettre l’erreur de croire que la loi de du karma; de la réincarnation nous confère une immortalité vague et sans direction. Car étant la loi du retour; du boomerang, c’est-à-dire toutes nos actions nous reviennent, ils nous faut penser depuis cette vie à améliorer la qualité de la vie future. Tâchons de faire briller la lumière de notre âme pour faire de cette terre un paradis. Cette évolution commencée depuis des milliards d’années n’est pas sens objectif précis; n’est pas un hasard. De la conscience de la cellule jusqu’à la conscience de l’Univers, il nous faut prendre conscience et réaliser ce que nous sommes vraiment.

Il faut qu’on soit à l’image et à la ressemblance de la source première qui nous a offert cette expérience terrestre. Chaque naissance est une « opportunité », une possibilité de l’Intelligence/Conscience Cosmique pour la prise de conscience de sa propre perfection, sa propre plénitude. Cette expérience terrestre n’est pas sans douleurs. Parce que le detachement aux affaires terrestres, à l’ego est difficile.

Comme conclusion, un petit texte de réflexion, un des concepts de la kabbale lourianique:

La chevirala brisure des vases

La deuxième étape du processus de la Création dans la kabbale de Louria se nomme chevirat kelim OU « brisure des vases’: Apres le tsimtsoum, la lumiere divine jaillit dans l’espace vide sous forme d’un rayon en ligne droite. Cette lumière se nomme adam qadmon, c’est-à- dire l' »homme primordial ». L’adam qadmon n’est rien d’autre qu’une première figure de la lumière divine qui vient de l’essence de l’en sof (infini) dans l’espace du tsimtsoum, non pas de tous côtés, mais comme un rayon dans une seule direction.
Au départ, les lumières émanées étaient équilibrées, c’est-à-dire homogènes (or yachar, veor hozere), puis les lumières qui jaillirent des yeux de l’homme prirnordial émanèrent selon un principe de séparation, atomisées ou punctiformes (olam haneqoudim).
Ces lumières étaient contenues dans des vases solides. Quand ces lumières en émanèrent, leur impact se révéla trop fort pour leurs récipients qui, ne pouvant plus les contenir, éclatent. La majeure partie de la lumiere libérée remonta à la source supérieure, mais un certain nombre d »‘étincel1es » demeurerent collées aux fragments des récipients brisés. Ces fragments, de même que les « étincelles » divines qui y adhéraient, « tombèrent » dans I’espace vide. 11s y donnèrent naissance, à un moment donné, au domaine de la qlipa, c’est-à-dire d' »écorce » ou la « coquille » que la terminologie kabbaliste nomme l' »autre côté ».

L’Exil

La « brisure des vases » introduit dans la Création un déplacement. Avant la brisure, chaque élément du monde occupait une place adéquate et réservée : avec la brisure, tout est désarticulé. Tout est désormais imparfait et déficient, en un sens, « cassé » ou « tombé’: Toutes les choses sont « ailleurs »: écartées de leur place propre, en exil.. . Insistons sur cet aspect fondamental de l’explication de Louria. Les termes essentiels sont ici les mots « exil » et « étincelle’: Les étincelles de sainteté sont tombées dans le monde et sont entourées par des écorces qui empêchent de les atteindre.
Le travail de l’homme sera de les briser. L’exil n’est plus seulement celui du peuple d’Israë1, mais d’abord l’exil de la présence divine dès l’origine de l’univers. Ce qui advient dans le monde ne peut être que l’expression de cet exil primitif et essentie1 (on serait tenté de dire ontologique). Que la présence divine, la chekhina, soit ontologiquement en exil est une idée révolutionnaire et hardie. Toute l’imperfection du monde s’explique par cet exil.
L’importance historique de ces idées est évidente. Elles fournissent une réponse immédiate au problème le plus important de l’époque : l’existence d’Israël en exil. Le système de Louria donne aux juifs l’assurance qu’ils ne sont pas les seuls concernés par leurs souffrances mais que celles-ci contiennent un mystère profond. L’amère expérience d’Israël n’est que le symbole, fut-il douloureux et concret, d’un conflit au coeur de la Création. Cette explication kabbaliste est d’une originalité saisissante dans la mesure ou elle ne considère pas l’exil uniquement comme une épreuve pour la foi, ni comme une punition pour les fautes, mais avant tout comme une mission.
Le but de cette mission est d’élever les étincelles saintes dispersées, et de libérer la lumière divine et les âmes saintes du domaine de la qlipa, que représentent sur un plan terrestre et historique la tyrannie et l’oppression.

Bonne journée!

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